Sache que moi

Pitch

Ce n'était pas un amour, pas vraiment une amitié. Un lien sans nom, que l'autre croyait anodin. Quand il s'arrête, il n'y a ni rupture ni cérémonie, et personne à qui le raconter. Ce qu'on demandait tenait pourtant à peu de chose : quelqu'un à la sortie du train.

Au point de départ

Il y avait cette expression très banale : « Je t'aimais bien ». Des mots presque trop faibles pour porter une peine, et c'est précisément là que se trouve leur cruauté : ils disent si peu de ce qui avait pourtant pris tant de place. Je voulais garder cette pudeur, sans faire de l'autre un coupable ni tourner en dérision ce qu'on avait espéré.

Version live - voix masculine

Avec cette version live, j'ai voulu explorer la possibilité d'un refrain qui rassemble, qu'on aurait envie de reprendre à plusieurs malgré la mélancolie du texte.  

Version féminine

J'ai cherché une voix rauque, un peu abîmée, qui laisse entendre ce que le texte retient.

Pour la musique, je voulais un son rock, guitare sèche, jeu régulier, presque hypnotique. En apparence c'est un contresens : le texte parle de quelqu'un qui n'avance pas, et la pulsation, elle, ne s'arrête jamais. C'est exactement ce que je cherchais. La vie continue autour, qu'on le veuille ou non.

D'où les images : des gens qui marchent, qui vont travailler, qui rentrent chez eux, avec peut-être eux aussi quelques blessures discrètes. C'est la "mélancolie debout". Une vie qui avance malgré tout.

Version masculine

Musicalement, cette version reste dans le même registre rock, avec la guitare sèche et ce côté hypnotique que je recherche. Mais la voix masculine fait ressentir la chanson autrement. On y entend peut-être plus de rage, une peine moins contenue.

Paroles

   Paroles © Stéphane Gallo - dépôt SABAM

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